Skip to main content

Sommes-nous multitâches ? (2/2) : Peut-on mesurer les bénéfic...

Popularity Report

Total Popularity Score: 0

Loading...
Loading...
Loading...
Loading...
Loading...
Loading...

Rank

Bookmark History

Saved by 10 people (0 private), first by anonymouse user on 2009-05-27


Public Sticky notes

il semble plus intéressant de les canaliser, c’est-à-dire de réinscrire les moments d’inattention dans un processus d’attention

Highlighted by dewtlet

il semble plus intéressant de les canaliser, c’est-à-dire de réinscrire les moments d’inattention dans un processus d’attention.

Highlighted by dewtlet

Alors, comment nous adapter avec succès à la surcharge cognitive, d’autant plus quand il se transforme en flux permanent et en temps réel, comme l’évoque Nova Spivack dans un récent article (voire la traduction réalisée par Virginie Clayssen) ?

Highlighted by dewtlet

Alors, comment nous adapter avec succès à la surcharge cognitive, d’autant plus quand il se transforme en flux permanent et en temps réel, comme l’évoque Nova Spivack dans un récent article (voire la traduction réalisée par Virginie Clayssen) ?

Highlighted by dewtlet

Nous n’arrivons à être multitâches qu’avec des tâches qui ne se concurrencent pas : tâches visuelles et manuelles (plier le linge) et tâche verbale (écouter la radio) par exemple. Le cerveau traite les différents types d’information par des modes différents selon les capacités qu’il mobilise (canal de la langue, visuel, auditif…), chacun des processus ne pouvant traiter qu’un flux d’information à la fois. Si vous surchargez un canal, le cerveau devient inefficace et sujet à l’erreur. Ainsi, conduire en parlant sur son téléphone peut entraîner des perturbations de perception.

Highlighted by dewtlet

“Il suffit d’un stress pour que l’harmonie qu’il peut y avoir à accomplir plusieurs tâches en même temps transforme d’un coup l’ambiance de toute la maison.”

Highlighted by cristode

Twitter me permet d’arrêter une tâche que je n’étais en fait pas en train de faire.”

Highlighted by tutor75

Si quand j’écris un article je garde un oeil sur Twitter, il y a des liens heureux qui peuvent se faire. Ce sont les bienfaits bien connus de la sérenpidité. Mais à d’autres moments, parfois, Twitter m’agace, m’attaque, me persécute… tout en ayant du mal à couper. Dans ces moments là, comme beaucoup, je m’appuie sur Twitter pour ne pas faire mon travail initial… Twitter est un prétexte pour accélérer le désinvestissement de mon travail initial… Twitter me permet d’arrêter une tâche que je n’étais en fait pas en train de faire.”

Highlighted by cristode

Il autorise par exemple les étudiants à discuter sur une messagerie instantanée pendant le cours.

Highlighted by tutor75

On sait depuis des lustres ce qu’il faudrait faire pour leur apporter un enseignement de qualité qui ne les blesse pas… Et au lieu de cela, on leur impose des tunnels de cours de deux heures, des horaires qui ne sont pas adaptés à la chronobiologie, des méthodes d’apprentissage qui ne les impliquent pas… Avec le numérique et les mobiles, ils ont une chance inouïe que la culture leur donne des outils pour sortir d’espaces de travail qu’ils jugent inadéquats, à tord ou à raison.

Highlighted by cristode

Nous gardons en moyenne huit fenêtres ouvertes sur nos écrans d’ordinateur et l’on passe en moyenne de l’une à l’autre toutes les 25 secondes. Les gens qui vérifient constamment leurs mails ont été diagnostiqués comme moins attentifs que ceux qui ont fumé de la Marijuana, explique encore Meyer.

Highlighted by tutor75

Howard Rheingold utilise l’énergie que les élèves mettent à vouloir sortir du cours, pour s’en servir à apprendre de nouvelles choses tous ensemble. Il réintroduit le désir de l’enfant pour les inviter à remettre le nez dans la pédagogie. Ici, il est pédagogue. Il autorise par exemple les étudiants à discuter sur une messagerie instantanée pendant le cours.

Highlighted by cristode

“On est dans un temps où les pédagogues sont en train de chercher comment intégrer ces soit-disant nouvelles technologies alors qu’ils ne les voient souvent que comme des dangers. Ici, Howard Rheingold montre qu’on peut les utiliser comme des outils de travail”

Highlighted by cristode

“Pour générer de la créativité, il faut du chaos dans les systèmes d’unification… Il faut qu’on puisse être distrait, qu’on puisse penser à autre chose.”

Highlighted by cristode

Le cerveau traite les différents types d’information par des modes différents selon les capacités qu’il mobilise (canal de la langue, visuel, auditif…), chacun des processus ne pouvant traiter qu’un flux d’information à la fois. Si vous surchargez un canal, le cerveau devient inefficace et sujet à l’erreur.

Highlighted by cristode

Pour Linda Stone, qui a étudié l’attention partielle continue, chaque interruption dans notre attention nous coûte 25 minutes de productivité et nous passons un tiers de nos journées à essayer de les récupérer. Nous gardons en moyenne huit fenêtres ouvertes sur nos écrans d’ordinateur et l’on passe en moyenne de l’une à l’autre toutes les 25 secondes

Highlighted by cristode

Pour elle, comme pour beaucoup de neuroscientifiques qui s’intéressent à ces questions, les solutions les plus prometteuse à notre déficit d’attention réside dans la méditation ou la prise de certains médicaments.

Highlighted by cristode

“Une fois que vous avez compris comment fonctionne l’attention et comment vous pouvez faire un meilleur usage de celle-ci, si vous continuez à sursauter chaque fois que votre téléphone sonne ou à sauter sur les boutons chaque fois que vous recevez un message instantané, ce n’est pas la faute de la machine. C’est de votre faute”

Highlighted by cristode

Proust avait à abandonner les contraintes de la mémoire volontaire pour atteindre une vérité plus profonde, accessible uniquement par la distraction. “La madeleine est une sorte de lien hypertexte”, s’amuse Sam Anderson, un petit clic qui lance une cascade d’association sur des millions d’autres sujets. L’errance de la libre association est essentielle au processus de création.

Highlighted by cristode

A la suite du philosophe et psychologue américain William James, notre cerveau n’arrive pas à ce concentrer longtemps sur une seule chose, car il faim de variété, de surprise, d’aventure et d’inconnu. Si on essaye de se concentrer sur un simple point dessiné sur une page blanche, notre cerveau ne parvient pas à rester attentif. Au contraire, l’exercice devient rapidement celui de votre capacité à organiser des distractions autour d’un point central.

Highlighted by cristode

“l’attention est paradoxale, elle a besoin de distraction pour se construire”. Il est possible estime-t-il que nous soyons en train d’évoluer vers un “nouveau nomadisme techno-cognitif”, une évolution rapide dans laquelle l’agitation est appelée à devenir un nouvel avantage.

Highlighted by cristode

Plus que tout autre organe, le cerveau est conçu pour évoluer en fonction de de l’expérience - une fonctionnalité appelée la neuroplasticité. Le neuroscientifique Gary Small spécule que le cerveau humain peut être en train de changer plus vite aujourd’hui que depuis l’invention des premiers outils préhistoriques… “Mais pourquoi s’en désoler ?”, remarque encore Sam Anderson. Nous sommes en train d’apprendre de nouvelles compétences : la possibilité de passer au crible l’information rapidement, celle d’avoir une meilleure vision périphérique…

Highlighted by cristode

“Les enfants qui grandissent aujourd’hui pourraient avoir un génie associatif que nous n’avons pas - de manière à ce que dix projets s’inscrivent tous dans quelque chose de totalement nouveau. Ils pourraient être en mesure de s’engager dans d’apparente contradiction (qui pourraient ne pas en être). Peut-être, dans les rêves de leur irresponsable responsabilité, ils réussiront à atteindre le paradoxal état de zenitude de la distraction attentive.”

Highlighted by cristode