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Comment les jeunes vivent-ils et apprennent-ils avec les nouveaux médias ?

Par Hubert Guillaud le 01/12/08 | 8 commentaires | Page vue 2,255 fois

La Fondation Mac Arthur vient de livrer les résultats d’une imposante étude qualitative sur la pratique des nouveaux médias par les jeunes. Ce projet de recherche sur la jeunesse numérique a rassemblé sur 3 ans plus de 28 chercheurs et s’est intéressé aux pratiques de plus de 800 jeunes.

Couverture du rapport sur la jeunesse numériqueSelon les conclusions de l’étude Vivre et apprendre avec les nouveaux médias, le temps que les adolescents et les jeunes adultes passent en ligne, sur MySpace ou sur leur messagerie instantanée, n’est pas une perte de temps, mais leur permet de grandir, de mûrir. “En passant du temps en ligne, les jeunes acquièrent des savoir-faire sociaux et techniques qui leur sont nécessaires pour participer à la société contemporaine”, explique au New York Times la sociologue Mizuko Ito qui a dirigé l’étude (blog). “Ils apprennent à s’entendre avec les autres, à gérer leur identité publique, à créer des pages web.” Pour Mizuko Ito, les dangers de l’internet sont surestimés. “Il y a beaucoup de désarroi sur ce que font les jeunes en ligne. La plupart du temps, ils se socialisent avec leurs amis ou avec d’autres jeunes qu’ils ont rencontrés à l’école, en vacances ou au sport.”

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à créer des pages web.” Pour Mizuko Ito, les dangers de l’internet sont surestimés. “Il y a beaucoup de désarroi sur ce que font les jeunes en ligne. La plupart du temps, ils se socialisent avec leurs amis ou avec d’autres jeunes qu’ils ont rencontrés à l’école, en vacances ou au sport.”

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En plus de ces participations axées sur l’amitié ou les centres d’intérêt, “nous avons également identifié trois types de participation et d’apprentissage”, explique Haether Horst, anthropologue à l’université de Californie :

  • “Hanging out” (passer du bon temps ensemble), en utilisant des outils comme la messagerie instantanée, Facebook ou MySpace pour retrouver et discuter avec ses amis ;
  • “Messing out” (surfer, se frotter à l’extérieur), chercher de l’information, bricoler avec des moyens expérimentaux ou naviguer au hasard ;
  • “Geeking out” (bidouiller), ou se plonger en profondeur dans un domaine d’intérêt ou de connaissance spécialisé.

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  • “Hanging out” (passer du bon temps ensemble), en utilisant des outils comme la messagerie instantanée, Facebook ou MySpace pour retrouver et discuter avec ses amis ;
  • “Messing out” (surfer, se frotter à l’extérieur), chercher de l’information, bricoler avec des moyens expérimentaux ou naviguer au hasard ;
  • “Geeking out” (bidouiller), ou se plonger en profondeur dans un domaine d’intérêt ou de connaissance spécialisé.
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    Les jeunes utilisent la messagerie instantanée et le téléphone mobile pour se coordonner avec leurs amis, mais aussi des capacités techniques pointues pour télécharger des films ou encore, trouver des tutoriels pour apprendre à bidouiller leur ordinateur.

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    Le fait qu’ils puissent être utilisés par les jeunes pour se connecter avec des gens qu’ils ne connaissent pas ne signifie pas qu’ils le fassent. En mettant l’accent sur les risques, les adultes ont perdu le contact avec les avantages que ces sites offrent à la jeunesse.”

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    L’extension des liens d’amitié et des intérêts
    Les espaces en ligne permettent aux jeunes de se connecter avec leurs pairs par de nouveaux moyens. La plupart des jeunes utilisent les réseaux en ligne pour étendre leurs relations amicales entre leurs contextes familiers

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    Un plus petit nombre de jeunes utilisent également leur connexion pour trouver de l’information ou explorer leurs centres d’intérêt qui vont au-delà de ce à quoi ils ont accès à l’école ou de ce qu’ils trouvent dans leur communauté locale.

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    Auto-apprentissage et apprentissage par les pairs
    Que se soit dans les activités motivées par l’amitié ou les centres d’intérêt, les jeunes créent et naviguent entre de nouvelles formes d’expression et de nouvelles règles de comportement social. Durant ces processus, ils acquièrent diverses formes de techniques et de compétences en explorant de nouveaux centres d’intérêt, en bricolant et en jouant avec de nouvelles formes de médias. Souvent, ils commencent avec une requête sur Google ou se cachent dans des salles de tchat pour en savoir plus sur le sujet qui les intéresse. Par essai-erreur, ils ajoutent de nouvelles compétences à leur répertoire, comme de savoir créer une vidéo ou personnaliser un jeu ou leur page MySpace. Les adolescents partagent ensuite leurs créations et reçoivent des commentaires des autres. Par son immédiateté et son ampleur, le monde numérique réduit les obstacles à l’apprentissage autonome.

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    Contrairement à l’image classique, “bricoler” est un fait hautement social et engagé, bien que généralement peu partagé par des amitiés locales.

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    Les nouveaux médias sociaux et de divertissement sont utilisés comme des lieux d’apprentissage. Contrairement à la perception qu’en ont les adultes, tout en s’amusant sur l’internet, les jeunes apprennent les bases de compétences sociales et technologiques dont ils ont besoin pour participer pleinement à la société contemporaine. Eriger des barrières à la participation, c’est priver les jeunes de l’accès à ces formes d’apprentissages.

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    Reconnaître des distinctions importantes dans la culture et l’alphabétisation de la jeunesse. Les participations en ligne axées sur l’amitié et les centres d’intérêt ont de nombreuses connotations sociales. Par exemple, alors que les activités conduites par l’amitié sont centrées sur une culture de pairs, la participation adulte est mieux accueillie dans des formes d’apprentissage plus bricolées. En outre, le contenu, les façons de relayer et les compétences qui valorisent les jeunes sont très variables selon les types de groupes sociaux qui leur sont associés. La diversité de ces formes d’alphabétisation numérique signifie qu’il est difficile de développer une série de points de repère normalisés pour mesurer les niveaux de compétences et les techniques d’alphabétisation aux nouveaux médias.

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    Capitaliser sur l’apprentissage par les pairs. En utilisant les nouveaux médias, les jeunes apprennent souvent de leurs pairs, plutôt que par des professeurs ou des adultes. Les notions d’autorité et d’expertise sont ouvertes. Cet apprentissage, fondamentalement différent de l’enseignement traditionnel, est souvent vu négativement par les adultes comme une “pression sociale”. Pourtant, les adultes peuvent encore avoir énormément d’influence dans la mise en place d’objectifs d’apprentissage, particulièrement du côté de l’exploration de centres d’intérêt, où les adultes ont conservé un rôle de modèle et de pair plus expérimentés.

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    ils utilisent souvent leur créativité et les technologies pour trouver de l’information, s’exprimer ou communiquer avec leurs amis, comme ceux qui transforment un appareil photo numérique en lecteur mp3. L’avantage du terme de “digital natives”, explique danah boyd, même s’il est ambigu, c’est qu’il valorise l’engagement des adolescents avec les médias numériques et montre qu’ils ne sont ni muets, ni incapables.

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    Souvent, les parents veulent structurer le temps passé en ligne de leurs enfants. Mais comme le montrent certains résultats de l’étude, les expériences les plus productives naissent souvent quand les jeunes utilisent l’ordinateur d’une manière non structurée, quand ils passent du bon temps ou naviguent au hasard.

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    De nombreux jeunes provenant des classes pauvres ou ouvrières ne doivent compter que sur l’école pour avoir accès à l’internet et aux outils de production numériques. Reste qu’à l’école l’utilisation de ces médias n’est pas la même : elle est souvent conduite par l’enseignant et elle exclue souvent l’accès aux sites sociaux, à la messagerie instantanée, et aux outils qu’utilisent les jeunes générations. “Pour eux, ce peut être un défi de trouver le temps, le lieu et les ressources pour faire une expérience plus ouverte de ces médias, et pour s’engager dans les pratiques que la jeunesse trouve la plus riche de sens”. De plus, chez les plus pauvres, les pratiques sociales liées à l’ordinateur sont moins bien acceptées par les familles, qui souhaitent que leurs enfants utilisent l’ordinateur de la manière la plus efficace possible.

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    e ton de la voix, la posture et une foule d’autres signes non verbaux n’ont pas à être gérés.

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    Malgré qu’ils soient souvent ensemble, “tout compte fait, les jeunes ont peu l’occasion de se réunir avec leurs amis, et encore moins avec leurs pairs. Les sites sociaux et d’autres réseaux publics permettent aux jeunes de se rassembler avec de nouveaux moyens, de façon asynchrone et dans différents espaces physiques.”

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