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01net. - Accompagner l'arrivée du web 2.0 en entreprise

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Saved by 2 people (0 private), first by anonymouse user on 2008-03-31


Public Sticky notes

DSI, vous n'y échapperez pas ! Après avoir séduit le grand public, le web 2.0 force les portes de l'entreprise : 2008 pourrait même être l'année officielle de son entrée au bureau. « En 2007, on a vu le lancement des premiers pilotes qui sont des succès sans exception. Cette année, entre cinq et dix grands comptes devraient passer à la phase d'industrialisation » ,

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« Le client lourd est définitivement passé de mode. Les entreprises ne veulent plus renouveler leur parc de PC à chaque changement de système d'exploitation ou de suite bureautique. »

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« Est-ce que les centres de données de Google ou de Salesforce sont moins sûrs que ceux des entreprises qu'ils hébergent ? s'interroge Louis Naugès. Et puis Google aurait plus à perdre pour sa réputation que le client si une fuite de données intervenait. »

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il faut de dix à dix-huit mois pour qu'une entreprise se fasse à l'idée que ses données sont « on the cloud » (dans les nuages).

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Avocat au cabinet Alain Bensoussan, il conseille par ailleurs de profiter de l'arrivée du web 2.0 pour dépoussiérer les chartes utilisateurs. « Elles ont été rédigées en se basant sur des concepts exclusivement techniques comme le chat et le téléchargement. Il s'agit aujourd'hui d'introduire une dimension collaborative, en parlant davantage d'usages que de technologies. » Ce qui permet de privilégier la carte de la responsabilisation et de l'autorégulation.

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le droit n'a pas encore intégré le phénomène web 2.0. « La loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) est basée sur des concepts en vigueur en 1998. Le monde était alors simple, avec des acteurs aux rôles clairement établis : hébergeur, FAI, éditeur... Les blogs, les wikis, les fils RSS rendent caduque cette vision. »

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Le plus grand frein à l'entreprise 2.0 demeure cependant organisationnel.

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« Collaborer ne se décrète pas par une note de service. On ne peut pas, non plus, faire un bête copier-coller des usages de la sphère privée ,

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Cela suppose que le collaborateur y trouve son compte. « Une direction ne peut, d'un côté, demander à ce que l'on collabore en ligne ; et une DRH, de l'autre, continuer à évaluer sur des critères individuels et non collectifs. » Groupama a ainsi fait mettre dans la fiche de poste de ses salariés la collaboration comme objet d'évaluation. Le partage d'informations peut aussi devenir un enjeu de société comme chez Finaref.

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« Alors que l'intranet et l'e-mail font subsister la communication top-down, le collaboratif en ligne joue, lui, la carte de la transversalité,

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Et inutile de compter sur le management intermédiaire pour jouer les courroies de transmission. Lui qui détenait son pouvoir de la rétention d'information peut avoir tout à perdre de ces nouveaux usages.

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Alors à qui confier le rôle d'animation ?

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Bertrand Duperrin préfère s'appuyer sur le « supercontributeur » , un terme qu'il préfère à animateur. « Une personne prédisposée, identifiée en amont, qui injecte de l'information, relance et relaie les demandes. Dans une logique de groupe, il y a le chef désigné et le leader naturel, celui qui fait consensus. »

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« Dans le collaboratif 2.0, le but n'est pas de multiplier les billets. Faire du vent, il n'y a rien de tel pour se décrédibiliser. Une personne peut ne publier que ponctuellement des contributions mais chacune d'elles, rédigée fort à propos, fait un effet boeuf. »

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Les blogs et wikis peuvent aussi relever des collaborateurs qui « n'existent pas » en réunion et qui ont besoin de structurer leur pensée au calme.

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« Les billets sont mieux rédigés que les mails , constate, de son côté, un responsable de la communication de la Finaref. Ils sont travaillés avant publication. Certains auraient pu être publiés tels quels dans notre news-letter. » De fait, Bertrand Duperrin n'a jamais vu de dérapage exigeant une quelconque modération. « Sur un blog, on est identifié. L'écrit reste, il faut assumer. » Bref, pour propager une rumeur en mode viral, mieux vaut passer par l'e-mail ou par la machine à café.

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