Nouvelle page 1
Popularity Report
![]() |
|||
![]() |
|||
![]() |
|||
![]() |
|||
![]() |
|||
![]() |
Bookmark History
Saved by 1 people (0 private), first by anonymouse user on 2007-02-12
- Tonycurzonprice on 2007-02-12 - Tags migration , tcp
Public Sticky notes
Cet article a été publié pour la première fois dans le cadre d'un débat sur les migrations en Europe qui se tient sur le site internet www.openDemocracy.net Pour réduire l'immigration, il faut une politique d'aide au développement généreuse et volontariste. openDemocracy (extraits), Londres Le terrorisme international, et en particulier les attentats du 11 septembre 2001, a fait comprendre aux Etats-Unis qu'il était dans leur intérêt de recoloniser les mal-gouvernés en Afghanistan et au Moyen- Orient. La méthode européenne sera forcément différente. Pour un continent qui possède une histoire de la décolonisation sanglante et qui est habitué aux attentats perpétrés sur son sol, la "guerre contre le terrorisme" n'implique pas de confier l'administration de tous les Etats clients instables à une brigade d'énarques. Mais penser que ces deux visions irréductiblement différentes ne pourront jamais se rencontrer, c'est oublier que l'Europe nourrit une autre peur, celle de l'immigration. La peur européenne de l'immigration se conjuguera à la peur américaine du terrorisme pour donner naissance à une politique d'aide au développement libérale et interventionniste qui améliorera suffisamment les conditions de vie des mal-gouvernés pour maintenir l'immigration à un niveau acceptable. Cela nécessite de rendre non pas le Nord moins attractif, mais le Sud plus attractif. L'élargissement de l'Union européenne (UE) au Sud et maintenant à l'Est est un exemple d'application réussie de cette politique. La libre circulation des travailleurs s'accompagne d'importants transferts de fonds et de la mise en place d'une bureaucratie assez compétente pour les administrer. Les perspectives des nouveaux Etats membres sont suffisamment bonnes pour que les gens aient envie de faire leur vie dans leur pays. La seule façon pour l'Europe de libéraliser sa politique d'immigration sans créer une violente réaction de rejet, c'est d'oeuvrer très sérieusement à l'amélioration des perspectives des populations défavorisées. Le gaspillage et la corruption qui accompagnent aujourd'hui l'aide au développement sont de notoriété publique. Ces aides à l'ancienne n'ont aucun impact sur les flux migratoires parce qu'elles profitent surtout aux élites, qui ne sont pas les plus susceptibles d'émigrer (ou qui ont moins de problèmes à le faire). La nouvelle diplomatie interventionniste des Etats-Unis permettra de mettre en oeuvre une politique d'aide ciblée et constructive susceptible de réduire les flux migratoires. On peut imaginer la séquence comme suit : les mal-gouvernés représentent une menace, les Etats-Unis interviennent et l'UE fournit les fonds et se charge de bâtir une administration. Chacun trouve son intérêt dans cette division du travail : une meilleure gouvernance, un sentiment de sécurité territoriale et une politique efficace de réduction de l'immigration. De la peur qu'avait la droite du communisme est né l'Etat-providence au XXe siècle, de la peur de l'invasion qu'a cette même droite naîtra le monde-providence du XXIe siècle. Ce n'est qu'une fois que le monde-providence les aura rendues superflues qu'il faudra envisager les propositions du rapport "People Flow". Tony Curzon Price* * Economiste britannique qui enseigne à l'University College de Londres.
Highlighted by tonycurzonprice


Public Comment